4 juillet 2024

Cybersécurité et élections : l’importance d’assurer la sécurité des processus démocratiques.

À l’ère du numérique, les élections, un des piliers des processus démocratiques, sont devenues des cibles privilégiées des cybercriminels. Les cybermenaces telles que les piratages ou les désinformations représentent des risques majeurs pour les démocraties. La sécurité numérique devient alors indispensable pour protéger le déroulement des élections en France et dans le monde. Ainsi, pour préserver la confiance des électeurs, il est crucial de garantir la cybersécurité des élections.

Quelles sont les principales menaces cybernétiques contre les élections

Les cyberattaques qui visent les processus électoraux peuvent survenir sous différentes formes. Du piratage au vol de données en passant par la désinformation, ces attaques ont pour objectif de miner le processus démocratique d’un État.

Piratage des systèmes de vote

Les cyberattaques sur les systèmes de vote et sur la base de données des électeurs constituent une des menaces les plus directes pour la sécurité électorale. L’objectif de ces attaques est d’infiltrer le système informatique où sont gérés les listes électorales ou l’enregistrement des votes. Les pirates peuvent ainsi altérer les résultats des votes ou voler les données sensibles et personnelles des électeurs.

Mais les cyberattaques peuvent également survenir pendant la campagne électorale. Par exemple, lors des élections présidentielles américaines de 2016, la Russie é été accusée par le Parti démocrate américain d’avoir mené une cyberattaque conduisant à la publication de nombreux courriers électroniques de l’équipe de campagne d’Hillary Clinton. Cette opération aurait pour but de faire perdre la candidate face à Donald Trump.

Désinformation et manipulation de l’opinion publique

La désinformation propagée majoritairement au travers des réseaux sociaux a pour but d’influencer les électeurs et semer le désordre pendant les campagnes électorales. Ces menaces insidieuses peuvent intervenir sous forme de diffusion de fausses informations ou d’opérations de manipulation numérique menées par des acteurs malveillants.

Les stratégies de manipulation de l’opinion publique ont été utilisées lors des élections présidentielles américaines de 2020. Le jour de vote, de nombreux messages de désinformation ont été diffusés sur les réseaux sociaux. Leur objectif était de semer le doute sur l’intégrité des résultats de l’élection.

Menaces sur l’infrastructure électorale

En matière de cybersécurité, l’infrastructure électorale fait partie des cibles favorites des pirates. Ils peuvent lancer des attaques par déni de service (DDoS) pour perturber les serveurs de gestion des résultats ou les systèmes d’enregistrement des électeurs. Il s’agit de submerger l’infrastructure visée de trafic fictif et de la rendre inopérante pour les opérations électorales.

Attaques informatiques lors des élections : des conséquences potentiellement graves pour les États

Les cyberattaques contre les systèmes électoraux peuvent avoir des conséquences dévastatrices pour les démocraties. Outre des perturbations techniques, ces piratages peuvent altérer la confiance des électeurs dans le processus électoral et entraîner des répercussions au niveau international.

Pertes de confiance des électeurs dans l’intégrité des élections

Une des conséquences les plus immédiates d’un piratage est l’érosion de la confiance du public dans le processus électoral. Lorsqu’une attaque réussit à infiltrer le système de vote et manipuler les données électorales, les votants ont l’impression que leurs bulletins ont été manipulés ou que les résultats ne sont pas fiables. Ils risquent alors de déserter les prochaines élections ou remettre en question la légitimité des candidats élus.

Perturbations opérationnelles significatives dans le déroulement des élections

Le piratage informatique des systèmes électoraux peut également entraîner des perturbations opérationnelles importantes. Il peut paralyser les systèmes de vote en ligne ou empêcher l’accès aux bases de données où sont stockées les informations sur les votants. Ces perturbations provoquent indubitablement des retards dans le processus de vote. Elles nécessitent du temps et de l’argent pour rétablir le fonctionnement normal des systèmes électoraux.

Divulgation de données personnelles

Les bases de données électorales contiennent pour la plupart des données personnelles et sensibles des électeurs. Il peut s’agir de noms, prénoms, adresses ou encore appartenance politique. L’attaque informatique expose les votants à des risques accrus de fraude. Elle peut entraîner le vol de ces données qui peuvent ensuite être utilisées dans des campagnes de désinformations, l’usurpation d’identité ou la manipulation électorale.

Répercussions politiques et tensions diplomatiques à prévoir

Une cyberattaque réussie contre le système électoral peut exacerber les tensions politiques et sociales existantes. En fragilisant la confiance des citoyens dans l’intégrité des élections, elle favorise un état d’esprit contestataire qui peut mener le pays vers une vague de manifestations et une instabilité politique.

Par ailleurs, le piratage d’une élection électorale peut ternir la réputation d’un État et l’affaiblir au niveau international. Dans ce contexte, les gouvernements ont tout intérêt à protéger le processus électoral contre les cybermenaces.

Comment renforcer la cybersécurité des élections ?

Face à l’évolution constante de la cybercriminalité, il est essentiel de mettre en place des mesures de sécurité concrète pour renforcer la cybersécurité de chaque élection. Vous pouvez ainsi garantir l’intégrité démocratique du pays. Voici trois principales solutions à entreprendre.

Renforcer l’infrastructure informatique

Cette solution se décline en trois volets :

  • Mettre en place des systèmes robustes et résistants aux piratages informatiques. Cette mesure implique l’utilisation des technologies de sécurité de pointe telles que le cryptage des données ou la segmentation du réseau.
  • Mettre régulièrement à jour la version des logiciels utilisés. L’installation des correctifs de sécurité comble les vulnérabilités connues permet aux applications de mieux résister aux piratages informatiques.
  • Effectuer des audits de sécurité réguliers. Grâce à ces évaluations, vous pouvez identifier les éventuelles failles en matière de cybersécurité et prendre des mesures correctives avant qu’elles soient exploitées par des organisations de cybercriminalité.

Former et sensibiliser le personnel sur les risques de piratage en période électorale

Pour mettre en place une protection efficace contre les cybermenaces, vous avez besoin de la participation de tous. Commencez par mettre en place des formations régulières pour le personnel électoral. Elles doivent couvrir les bonnes pratiques en matière de cybersécurité, la reconnaissance de certains types d’attaque comme le phishing ainsi que les procédures à suivre en cas d’incidents.

Vous devez également mener des campagnes de sensibilisation aux cybermenaces auprès des votants. Optez pour la publication de messages d’information sur les sites web des autorités électorales, mais aussi pour la distribution de brochures.

Développer la coopération et le partage d’informations sur la cybercriminalité

La protection des élections contre les risques numériques nécessite la collaboration étroite entre les secteurs public et privé. Établissez pour cela des canaux de communication sécurisés entre les autorités électorales, les entreprises de cybersécurité et les forces de l’ordre. Cette coordination favorise un partage rapide des informations en lien avec la sécurité des élections et la mise en place efficace de solutions.

Par ailleurs, cette collaboration entre plusieurs métiers permet d’organiser des exercices et des simulations de piratages informatiques. Vous pouvez ainsi tester le niveau de préparation du système d’information et du personnel et apporter des améliorations dans les domaines où subsistent des faiblesses.

La cybersécurité est indispensable pour préserver l’intégrité des élections et conserver la confiance des électeurs dans les processus démocratiques. Face à une constante augmentation des menaces, une approche collaborative est nécessaire pour assurer la protection numérique des élections.

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